Le jeudi 9 avril 2026, les forces de l’ordre sont intervenues au collège Django-Reinhardt de Toulon à la suite d’un signalement concernant le port d’une arme par un élève. Un collégien de 13 ans a été interpellé au sein même de l’établissement, alors qu’il dissimulait sous sa veste un pistolet semi-automatique de petit calibre. L’événement a conduit à l’ouverture immédiate d’une procédure judiciaire impliquant le mineur et son père.
Selon les déclarations recueillies par les enquêteurs, l’arme, classée en catégorie B et soumise à autorisation, appartenait au père de l’adolescent. Elle avait été dérobée au domicile familial par le mineur avant d’être introduite dans l’enceinte scolaire. Placé en garde à vue au commissariat de Toulon pour port d’arme prohibé, le collégien a été entendu sur les circonstances des faits. Son père a quant à lui été interpellé pour détention illégale d’arme, ne disposant pas de l’autorisation légalement requise pour la détenir.
L’enquête a rapidement mis en lumière des éléments préoccupants quant à la chronologie des faits. Il est apparu que le jeune garçon avait déjà introduit l’arme dans l’établissement la veille de son interpellation, invoquant une crainte liée à un conflit avec un camarade. Ce premier passage au collège avec l’arme avait également été suivi de tirs effectués en l’air à proximité de l’établissement. Le jour de son interpellation, le mineur était revenu une nouvelle fois avec le pistolet, ce qui a conduit à son interpellation par les services de police.
Le procureur de la République de Toulon a précisé qu’aucun élément recueilli au cours de l’enquête ne permettait d’établir une intention d’attaque au sein de l’établissement scolaire. Cette précision a été apportée dans un contexte de vigilance particulièrement élevée autour de la sécurité dans les collèges et lycées, à la suite notamment de l’agression d’une enseignante survenue quelques semaines plus tôt dans un autre établissement du département. L’absence d’intention caractérisée a néanmoins été soulignée sans pour autant minimiser la gravité des faits, qui ont mobilisé l’ensemble des acteurs judiciaires compétents.
Ce samedi 11 avril, père et fils, tous deux sans antécédents judiciaires, ont été déférés devant la justice. Le mineur a été présenté à un juge des enfants, conformément aux dispositions applicables en matière de justice des mineurs. Pour le père, le parquet a indiqué envisager un placement sous contrôle judiciaire dans l’attente de la suite de la procédure. Ce dernier encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour détention illégale d’arme à feu. Aucun blessé n’est à déplorer à la suite de ces événements.
Cette affaire met en lumière les risques liés à la détention d’armes à feu sans autorisation au sein des foyers, en particulier lorsqu’elles peuvent être accessibles à des mineurs. Elle intervient dans un contexte de vigilance renforcée autour de la sécurité des établissements scolaires, où les dispositifs de prévention et de contrôle sont appelés à jouer un rôle essentiel.

