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Bussy-Saint-Georges : culture indienne

Par Marc Blanc
Publié le 8 septembre 2026 à 13h45 – Temps de lecture : 4 minutes

Depuis le 2 septembre, Bussy-Saint-Georges vit à l’heure de l’Inde. La commune de Marne et Gondoire accueille jusqu’au 14 septembre un vaste festival consacré à la culture indienne, déployé autour de l’inauguration de ce que la municipalité présente comme le premier mandir hindou traditionnel de France. Un mandir désigne, dans la tradition hindoue, un temple, lieu de prière et de recueillement autant que d’enseignement. Celui de Bussy-Saint-Georges a été élevé sur l’Esplanade des religions et des cultures, un site que la ville nouvelle avait aménagé de longue date pour rassembler, dans un même secteur, plusieurs lieux de culte appartenant à différentes confessions.
L’édifice porte le nom de mandir BAPS Swaminarayan, du nom de l’organisation qui en est à l’origine. La BAPS, pour Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha, est une organisation hindoue de dimension internationale, qui revendique plus d’un million de membres à travers le monde. Sa construction aura reposé pour une large part sur l’engagement de volontaires.
Le programme, qui court jusqu’au 14 septembre, doit permettre au plus grand nombre de se familiariser peu à peu avec les arts et les traditions venus d’Inde, avant le grand rassemblement annoncé pour le second dimanche. Selon la municipalité, le festival qui en marque l’achèvement mobilise près de 3 000 bénévoles et réunit des participants issus de 38 nationalités, à la mesure de l’ambition affichée par ses promoteurs. La ville, qui relaie largement l’information auprès de ses habitants, dit attendre plusieurs milliers de visiteurs, venus de toute la France mais aussi de l’étranger. Elle présente ce rendez-vous comme une vitrine de sa diversité et un facteur de rayonnement, à même de la faire connaître bien au-delà de l’Est francilien. Marquée par la présence de nombreuses communautés, Bussy-Saint-Georges compte déjà, sur cette esplanade et à ses abords, plusieurs édifices religieux, ce qui fait de l’arrivée d’un temple hindou de cette ampleur un nouveau jalon dans une histoire locale singulière.
Le point d’orgue de ces deux semaines de célébrations est fixé au dimanche 13 septembre. Ce jour-là doit se tenir une grande procession culturelle, ouverte à tous, qui fera défiler dans la ville un cortège haut en couleur. La municipalité invite les Bussyciens à s’y joindre et à découvrir, à cette occasion, les traditions, les danses, les musiques et les costumes du sous-continent indien.
Pensée comme un temps de partage et de convivialité, cette parade met en avant, selon ses organisateurs, la diversité, l’amitié et l’esprit de communauté qui les animent. Elle constitue le moment le plus visible d’un programme étalé sur près de deux semaines, ponctué d’animations autour du nouveau temple. Ouverte à toutes les générations, elle se veut avant tout un temps festif et familial, auquel la commune espère associer le plus grand nombre de ses habitants. Le mandir, quant à lui, se veut bien davantage qu’un lieu de prière. Ses concepteurs le décrivent comme un centre à la fois culturel, éducatif et citoyen, ouvert à chacun, quelles que soient ses convictions, et destiné à encourager le dialogue interculturel, la solidarité, la paix et le vivre-ensemble. Cette vocation d’ouverture, la commune la met volontiers en avant : elle y voit le prolongement de l’esprit qui a présidé, il y a des années, à la création de l’Esplanade des religions et des cultures. Pour une ville jeune, née de l’urbanisation de la plaine de la Brie, l’événement revêt une dimension particulière. Il place Bussy-Saint-Georges sous le regard de fidèles et de curieux venus parfois de très loin, et confère à la commune une visibilité nouvelle.
Passé le temps fort du 13 septembre, les festivités se prolongeront jusqu’au 14, avant que le temple n’entame une existence que ses responsables souhaitent tournée vers l’accueil et la rencontre. La municipalité, de son côté, appelle chacun à venir prendre part à ce moment dans un esprit de respect et de découverte mutuels, et rappelle que la grande procession du dimanche demeure, pour le grand public, le rendez-vous à ne pas manquer.