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Dans les Alpes-Maritimes, des élus se déguisent en écoliers pour contester la fermeture d’une classe

Par Moira O'Deorain
Publié le 27 avril 2026 à 13h01 – Temps de lecture : 3 minutes

À Breil-sur-Roya, la contestation prend une forme originale. En effet, les élus municipaux ont décidé de se mobiliser avec humour. Pour marquer les esprits, ils se sont glissés dans la peau d’écoliers. Ainsi, ils dénoncent la fermeture annoncée d’une classe dans leur commune.

D’abord, la scène surprend. Ce lundi 27 avril 2026, jour de rentrée pour la zone B, plusieurs élus arrivent devant l’école maternelle Jean-Moulin. Cartables sur le dos et doudous à la main, ils imitent les enfants. Ensuite, ils entrent en classe comme de vrais élèves. Par ce geste, ils veulent illustrer concrètement les conséquences de la décision.

De plus, cette initiative ne doit rien au hasard. Le maire, Sébastien Olharan, participe lui aussi à la mise en scène. Il joue le jeu jusqu’au bout et assume pleinement cette action symbolique. Selon lui, cette mobilisation permet d’alerter sur une situation jugée préoccupante.

En réalité, le projet concerne une réorganisation des classes. L’Éducation nationale prévoit de transformer une classe existante. Elle souhaite créer un dispositif dédié aux enfants nouvellement arrivés en France. Par conséquent, le nombre de classes de maternelle passerait de trois à deux. Cette évolution inquiète les élus locaux.

Ainsi, le maire redoute une surcharge des effectifs. Il explique que regrouper davantage d’enfants dans moins de classes pourrait nuire aux conditions d’apprentissage. De ce fait, il souhaite interpeller les autorités avec une action visible. L’objectif reste simple : faire réagir.

Par ailleurs, la commune met en avant l’évolution de sa population scolaire. Selon la municipalité, le nombre d’élèves augmente ces dernières années. Par conséquent, la fermeture d’une classe semble incohérente aux yeux des élus. Ils estiment que la situation justifie au contraire un maintien des moyens.

Cependant, l’administration ne partage pas cette analyse. L’inspecteur d’académie, Laurent Le Mercier, défend la décision. Il souligne que l’établissement dispose déjà d’un bon niveau d’encadrement. De plus, il rappelle que le nombre d’élèves par classe reste inférieur à la moyenne départementale. Ainsi, il invoque un principe d’équité territoriale.

En parallèle, cette mobilisation s’inscrit dans un contexte particulier. Breil-sur-Roya a été durement touchée par la tempête Alex en 2020. Depuis, la commune tente de retrouver une dynamique. Dans ce cadre, les élus considèrent l’école comme un élément essentiel de l’attractivité locale.

D’ailleurs, ce type d’action n’est pas isolé en France. D’autres communes ont déjà imaginé des initiatives originales pour défendre leurs écoles. Certaines ont même inscrit symboliquement des animaux ou lancé des campagnes de communication. Ainsi, les élus cherchent à attirer l’attention autrement.

Enfin, cette opération repose sur un ton volontairement décalé. Pourtant, le message reste sérieux. Les élus veulent préserver des conditions d’apprentissage adaptées pour les enfants. À travers cette mise en scène, ils espèrent convaincre les autorités de revoir leur position.