Un drame familial d’une extrême violence a frappé Antibes dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2026. En effet, un adolescent de 17 ans a perdu la vie, égorgé dans sa chambre. Le domicile familial se situe avenue du Cap, dans un quartier cossu du Cap d’Antibes. Sa mère, âgée de 43 ans, est la principale suspecte. Par conséquent, le parquet de Grasse a ouvert une enquête.
Le père de famille a donné l’alerte vers une heure du matin en appelant le 17. Au téléphone, il a d’abord expliqué que sa compagne venait d’égorger leur fils. Il a ensuite précisé qu’elle s’en était prise à lui avec un couteau. Elle avait alors quitté le domicile. En se rendant dans la chambre de l’adolescent, le père a découvert le corps sans vie de son fils dans son lit.
Un équipage de police est arrivé très rapidement avenue du Cap. Les agents ont aussitôt constaté le décès du jeune homme. Ils ont également lancé les recherches pour retrouver la mère. Pendant ce temps, d’autres fonctionnaires ratissaient les environs. Des cris provenant de la mer les ont alors alertés, du côté de la plage de la Salis. Sans hésiter, les policiers se sont jetés à l’eau. Ils ont réussi à extraire la femme, en train de se noyer. De toute évidence, elle avait tenté de mettre fin à ses jours après les faits.
Les secours ont ensuite transporté la mère en réanimation au centre hospitalier d’Antibes. Elle reste sous surveillance policière. Dès que les médecins l’autoriseront, les enquêteurs la placeront en garde à vue. De son côté, le père a lui aussi rejoint les locaux de la police. Il se trouve également en garde à vue. Les enquêteurs cherchent ainsi à reconstituer l’enchaînement des événements.
Les premiers éléments dessinent en réalité un contexte familial en crise. Le couple traversait en effet une séparation difficile. Plus précisément, une procédure de divorce était en cours. Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert une lettre rédigée en polonais. Son contenu pourrait notamment éclairer les motivations de la suspecte. C’est pourquoi la traduction de ce document figure parmi les priorités de l’enquête.
La résidence ne posait pourtant aucun problème jusque-là. Les voisins décrivent au contraire un quartier calme et paisible. Aucun antécédent de violence n’avait d’ailleurs attiré l’attention des autorités. Le choc est donc immense dans cette résidence du Cap d’Antibes.
Ce drame rappelle malheureusement un autre fait divers récent dans les Alpes-Maritimes. Le 3 août, à Nice, un père avait en effet étranglé son fils de 17 ans. Dans cette affaire également, une séparation conjugale avait déclenché le passage à l’acte. Autrement dit, deux adolescents du même âge ont été tués par un parent en quelques semaines. Cette coïncidence tragique interroge forcément sur la violence intrafamiliale.
Les spécialistes rappellent à ce sujet un constat alarmant. Les périodes de séparation concentrent le plus grand risque de violence familiale. De plus, les enfants deviennent parfois les victimes d’un conflit conjugal qui dégénère. C’est la raison pour laquelle la prévention et l’accompagnement des familles restent des enjeux majeurs.
Le parquet de Grasse n’a toutefois pas souhaité communiquer davantage à ce stade. Les prochains jours permettront néanmoins d’en savoir plus sur les circonstances exactes du meurtre.
Si vous êtes victime ou témoin de violences intrafamiliales, contactez le 119. Ce numéro est joignable 24h/24, gratuit et confidentiel.

