Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, associées à l’Établissement public territorial Est Ensemble et soutenues par le Département, proposent au printemps 2026 une nouvelle édition de Boost, un rendez-vous entièrement consacré aux danses hip-hop et aux cultures urbaines. Du 2 au 11 avril, l’événement se déploie dans dix communes du territoire. Pendant une dizaine de jours, spectacles, battles, projections, ateliers et rencontres se succèdent, faisant dialoguer une grande diversité de styles, du break au freestyle, du waacking à la house, sans oublier le krump et les influences afro. Au-delà de sa dimension festive, Boost se présente comme une véritable plateforme qui relie structures culturelles, artistes et tissu associatif.
Le lancement a lieu le 2 avril au Théâtre du fil de l’eau à Pantin, avec une soirée construite autour de deux propositions complémentaires. D’un côté, une pièce portée par cinq interprètes explore le waacking comme un langage expressif et un geste de résistance, de l’autre, une création met à l’honneur l’énergie du freestyle hip-hop. Dès le lendemain, le festival s’étend à plusieurs villes. À Bagnolet, un workshop d’Afro Fusion invite les participants à expérimenter une danse à la croisée de différentes cultures, tandis qu’à Bobigny, le Canal 93 propose une succession de restitutions d’ateliers amateurs et de spectacles mêlant influences contemporaines et héritages chorégraphiques. À Romainville, le cinéma Le Trianon accueille une projection de courts-métrages consacrés à la scène québécoise, renforçant la dimension internationale de l’événement.
Le premier week-end met particulièrement l’accent sur la participation et l’ouverture. À Pantin, la Cité fertile devient le lieu d’un événement hybride combinant prises de parole, projections, performances, battles et DJ set, avec une attention portée aux questions d’inclusivité et aux liens entre danse et handicap. Le lendemain, Montreuil accueille une compétition internationale de breakdance qui rassemble danseurs confirmés et amateurs autour de battles, de démonstrations et d’initiations, complétées par des ateliers d’art urbain accessibles au public. Dans le même temps, une proposition plus festive et familiale invite à partager une expérience collective autour de la culture hip-hop, confirmant la volonté de toucher des publics variés.
La semaine suivante prolonge cette dynamique en diversifiant les formats et les lieux. À Pantin, une séance scolaire est suivie d’une projection et d’une rencontre avec des artistes, offrant un temps d’échange autour des pratiques chorégraphiques. À Bagnolet, une plateforme de présentation de projets en cours permet de découvrir des créations en devenir, tandis qu’à Bondy, une projection consacrée à une figure emblématique de la danse contemporaine ouvre sur une discussion et une démonstration. D’autres scènes accueillent spectacles et avant-premières, et de nouveaux workshops viennent enrichir l’offre, favorisant la circulation des esthétiques et des savoir-faire entre les différents acteurs du territoire.
À l’approche de la clôture, plusieurs rendez-vous viennent rythmer les derniers jours. Des rencontres réunissant artistes et intervenants permettent d’aborder les enjeux actuels des danses urbaines, tandis que des spectacles explorent différentes écritures chorégraphiques. Projections, performances et soirées thématiques se succèdent, illustrant la diversité des propositions et l’ancrage territorial du festival.
La journée finale, le 11 avril, se déploie dans plusieurs villes avec des battles dédiées à la jeune génération, des ateliers d’art urbain et des projections suivies de performances. En soirée, la clôture se tient à Romainville autour d’une création chorégraphique réunissant plusieurs danseurs, une composition musicale électro et des costumes conçus à partir de matériaux recyclés, avant de se prolonger par un DJ set.
Est Ensemble : danses urbaines
Par Assia Bedja
Publié le 1 avril 2026 à 19h04 – Temps de lecture : 4 minutes
