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JO 2030 : Nice au cœur de la tourmente, la ministre des Sports tente d’éteindre l’incendie

Par Ethan Hunt
Publié le 31 mars 2026 à 12h42 – Temps de lecture : 3 minutes

La polémique autour des sports de glace aux Jeux olympiques d’hiver 2030 ne cesse de prendre de l’ampleur. Au cœur du débat : la ville de Nice et son nouveau maire, Éric Ciotti. Celui-ci refuse catégoriquement le projet actuel prévu pour accueillir les épreuves de hockey sur glace et de patinage artistique. Face à cette tension, la ministre des Sports Marina Ferrari a pris la parole lundi pour tenter de rassurer.

Éric Ciotti s’oppose en effet à la transformation temporaire de l’Allianz Riviera en infrastructure olympique. Selon lui, priver le club de son enceinte pendant six mois représente un coût exorbitant. Il juge également inacceptable la construction d’une patinoire et d’un village olympique entièrement neufs sur ce même site. À la place, il propose de s’appuyer sur des infrastructures déjà existantes dans la ville. Ciotti affirme toutefois rester attaché à ce que les Jeux se déroulent bien à Nice.

De son côté, Renaud Muselier a durci le ton. Président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il dirige aussi la Solideo, l’établissement public en charge des ouvrages des JO 2030. Il a exigé une décision concernant Nice avant la fin du mois d’avril. Sinon, un plan B devra être envisagé, a-t-il prévenu. Cette sortie a immédiatement relancé les spéculations sur une possible éviction de Nice du programme des Jeux.

Marina Ferrari a donc choisi d’intervenir pour calmer les esprits. Elle s’exprimait en marge du lancement de la dixième Semaine olympique et paralympique, dans un collège lyonnais. Devant les journalistes, elle a balayé l’idée d’un retrait imminent. Selon elle, aucune ville candidate ne souhaite quitter la carte des sites à ce stade. Elle a également réfuté l’existence d’un plan A ou d’un plan B, estimant que les discussions restaient ouvertes. La ministre a ensuite fixé l’échéance à fin juin pour arrêter définitivement les sites retenus. Ce délai vise à intégrer les résultats des élections municipales et à affiner les estimations de coûts.

Pourtant, en coulisses, un plan de secours semble bien à l’étude. Ainsi, des expertises auraient été lancées du côté de Lyon, avec deux sites dans le viseur. La LDLC Arena de Lyon-Décines constitue la première option. Cette salle accueillera d’ailleurs les Championnats du monde de hockey en 2028, aux côtés de l’Accor Arena de Paris. L’Eurexpo Lyon représente la seconde piste. Ses sept halls permettraient de regrouper les huit patinoires nécessaires aux Jeux. Quatre accueilleraient les compétitions, autant les entraînements.

En parallèle, la gouvernance du comité d’organisation des JO 2030 traverse également une période difficile. Fin février, Cyril Linette, le numéro deux du Cojop, a démissionné. Avant lui, trois autres cadres de haut rang avaient quitté leurs fonctions en l’espace de quelques mois. Face à cette instabilité, la ministre a annoncé un recrutement en cours pour un nouveau directeur général. Le comité devrait nommer ce profil d’ici fin avril. Selon certaines sources, Jean-François Vilotte figurerait parmi les candidats pour cette fonction.

La situation reste donc suspendue à des arbitrages décisifs. Nice conserve officiellement sa place sur la carte des sites. Toutefois, les semaines à venir diront si la ville parvient à proposer un compromis acceptable pour toutes les parties.