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Transports : travaux sur la ligne P

Par Marc Blanc
Publié le 31 juillet 2026 à 16h04 – Temps de lecture : 4 minutes

Un vaste chantier de renouvellement des voies affecte actuellement la ligne P du Transilien en Seine-et-Marne. Selon le site officiel de la ligne, deux sections du réseau sont interrompues cet été : celle reliant Meaux à La Ferté-Milon, du 13 juillet au 9 août, et celle reliant Tournan à Coulommiers, du 13 juillet au 23 août. Des bus de remplacement sont mis en place pendant toute la durée des travaux.
Selon Transilien, ces chantiers visent à « améliorer l’accessibilité dans [les] gares, la qualité du service et [le] confort » des voyageurs lors de leurs trajets. Ils interviennent en pleine période estivale, habituellement propice aux déplacements de loisirs et aux vacances scolaires, dans ce secteur rural du nord de la Seine-et-Marne.
D’après la Communauté de communes du Pays de l’Ourcq, dont le territoire est desservi par les gares d’Isles-Armentières-Congis, Lizy-sur-Ourcq et Crouy-sur-Ourcq, la ligne P assure habituellement une circulation horaire entre 5 heures et 22 heures dans les deux sens. Ces trois gares, comme l’ensemble de l’axe Meaux-La Ferté-Milon, sont concernées par l’interruption estivale du trafic ferroviaire. La Ferté-Milon, terminus de cette portion de ligne, se situe d’ailleurs déjà dans le département voisin de l’Aisne, faisant de cet axe une liaison interdépartementale au nord du territoire seine-et-marnais.
Les travaux menés cet été portent sur le renouvellement de 8,5 kilomètres de rails entre Meaux et La Ferté-Milon. Cette opération constitue la première phase d’un chantier plus vaste, celui de l’électrification de l’axe reliant Trilport à La Ferté-Milon, présenté par les intercommunalités concernées comme le dernier tronçon non électrifié du réseau Transilien en Île-de-France.
Ce projet d’électrification, dont les études ont été engagées par la Région Île-de-France dès 2019, représente un investissement annoncé de 160 millions d’euros. Il prévoit la pose de 60 kilomètres de caténaires, l’installation de 1 500 supports et la rénovation de trois ponts ferroviaires, selon les éléments communiqués par le Pays de l’Ourcq. Ces études ont d’abord été formalisées par une délibération de la commission permanente du Conseil régional d’Île-de-France, référencée CP2019-426, avant que de nouvelles délibérations ne précisent, en 2022 puis en 2024, les modalités de financement et de réalisation du projet, selon les informations publiées par la Région.
Les objectifs affichés de cette électrification sont multiples : mettre fin à la traction diesel encore utilisée sur cette portion de ligne, supprimer certains passages à niveau afin d’améliorer la sécurité des circulations, et permettre à terme des liaisons directes vers Paris-Est ainsi que des correspondances avec les futures lignes du Grand Paris Express.
L’ensemble du projet d’électrification de l’axe Trilport-La Ferté-Milon ne devrait toutefois pas aboutir avant le tournant de la décennie suivante. Les travaux menés en juillet et en août 2026 constituent une étape préparatoire, centrée sur l’état des voies existantes, avant les phases ultérieures consacrées à la pose des équipements électriques.
Pendant toute la durée de l’interruption, les voyageurs sont invités à se reporter aux bus de substitution mis en place par la SNCF. Les horaires et itinéraires de ces bus, ainsi que les éventuelles évolutions du calendrier des travaux, sont consultables sur le site de Transilien, sur l’application Île-de-France Mobilités et via l’application SNCF Connect. Le service transport du Pays de l’Ourcq, joignable par téléphone ou par courriel, peut également renseigner les usagers du secteur.
Ce chantier estival s’ajoute à d’autres évolutions déjà engagées sur la ligne P au cours de l’année 2026, la desserte par bus de remplacement entre Paris-Est et le secteur de Meaux ayant notamment été réorganisée depuis le début du mois de février. La ligne, mise en service en 1894, reste à ce jour l’une des plus anciennes du réseau ferré francilien, et la dernière à ne pas avoir encore basculé vers la traction électrique.