À Cannes, un chantier d’envergure vient de démarrer. En effet, l’agglomération lance la construction d’une centrale de thalassothermie. Grâce à cette technologie, la mer Méditerranée servira à produire du chaud en hiver et du froid en été. Ainsi, la ville mise sur une solution énergétique plus durable.
D’abord, ce projet représente un investissement de 55 millions d’euros. Il doit alimenter environ cinquante bâtiments situés le long de la Croisette. Parmi eux, on retrouve des hôtels de luxe, des immeubles résidentiels et le Palais des Festivals. Par conséquent, cette installation concerne une large partie du front de mer.
Ensuite, les travaux ont débuté le 27 avril 2026. Les équipes prévoient une mise en service à l’automne 2027. D’ici là, les entreprises interviennent à la fois sur terre et en mer. Ainsi, elles développent un réseau capable d’acheminer l’énergie sur plusieurs kilomètres.
Concrètement, le système repose sur un principe simple. Il capte les calories de l’eau de mer pour chauffer les bâtiments. À l’inverse, il utilise les frigories pour les rafraîchir. Pour cela, des canalisations plongent jusqu’à plusieurs mètres de profondeur. Ensuite, elles transportent l’énergie jusqu’aux installations terrestres. Ce procédé limite fortement l’utilisation d’énergies fossiles.
Par ailleurs, la centrale prendra place sous terre. Les équipes l’installent sous le jardin de la Roseraie, à l’extrémité de la Croisette. Elles creusent en profondeur pour sécuriser les équipements. En effet, le sol présente des contraintes liées à la proximité de la mer. Malgré cela, les ingénieurs adaptent les techniques pour garantir la fiabilité du site.
En parallèle, un second chantier se déroule en mer. Une barge permet d’installer les conduites nécessaires. Ces équipements récupèrent l’eau de mer avant de la rejeter. Les opérations respectent des règles strictes pour protéger l’environnement marin. De plus, les travaux s’interrompront pendant la saison estivale afin de préserver les zones de baignade.
De son côté, David Lisnard défend ce projet. Il met en avant une ressource locale, abondante et disponible toute l’année. Selon lui, cette solution permet de réduire la dépendance aux énergies classiques. Ainsi, la ville renforce son autonomie énergétique.
En outre, les bénéfices attendus sont importants. La centrale devrait réduire les émissions de CO2 de plus de 10 000 tonnes par an. De plus, les usagers pourraient voir leur facture énergétique baisser jusqu’à 15 %. Par conséquent, le projet combine enjeux écologiques et économiques.
Cependant, ce chantier ne passe pas inaperçu. Aujourd’hui, une partie du littoral se transforme en zone de travaux. Néanmoins, les responsables assurent que les installations resteront invisibles une fois terminées. À terme, la structure s’intégrera totalement dans le paysage.
D’ailleurs, cette technologie existe déjà dans plusieurs grandes villes comme Monaco ou Marseille. Toutefois, le projet cannois se distingue par son ampleur. Il couvre une zone plus large et mobilise des moyens techniques importants. Ainsi, il pourrait devenir une référence en matière d ენერგie marine.
Enfin, cette initiative illustre la stratégie de transition énergétique de la région. Elle montre qu’une ville touristique peut aussi innover. À l’horizon 2027, Cannes espère conjuguer attractivité et respect de l’environnement.

