Le projet des Jeux olympiques d’hiver 2030 évolue fortement. Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) abandonne les épreuves masculines de hockey sur glace à Nice. Cette décision modifie la carte des sites et relance la répartition des compétitions en France.
À l’origine, Nice devait accueillir plusieurs disciplines majeures. Le programme prévoyait le patinage artistique, le short-track, le curling et le hockey sur glace. La ville devait aussi héberger un village olympique et un centre média. Pourtant, le dossier du hockey crée rapidement des tensions locales.
Avec l’arrivée d’Éric Ciotti à la mairie, le projet se complique. Le maire refuse la transformation temporaire de l’Allianz Riviera en patinoire. Ce stade appartient à l’OGC Nice, et une fermeture prolongée aurait fortement pénalisé le club. Cette opposition bloque alors le projet initial.
Le Cojop étudie ensuite plusieurs alternatives locales. Il analyse notamment le stade Charles-Ehrmann et le complexe des Arboras. Mais ces options posent problème. Les études techniques montrent des coûts élevés, des délais trop courts et une organisation complexe.
Face à ces limites, le comité élargit ses recherches. Il se tourne vers d’autres grandes villes françaises. Paris et Lyon deviennent des pistes sérieuses. Ces métropoles possèdent déjà des infrastructures adaptées et peuvent accueillir des événements d’envergure sans travaux lourds.
Le Cojop défend une approche plus sobre. Il privilégie l’utilisation d’équipements existants pour limiter les dépenses. Les sites doivent accueillir au minimum 10 000 spectateurs. Cette contrainte réduit les possibilités mais simplifie la logistique globale.
Des discussions avancent déjà avec plusieurs territoires. Le comité doit présenter ses premières conclusions le 11 mai. Plusieurs villes montrent leur intérêt pour accueillir les épreuves. Le dossier progresse donc rapidement.
Edgar Grospiron, président du Cojop, insiste sur les choix techniques. Il explique que les analyses orientent vers des sites déjà existants. Selon lui, cette solution garantit de meilleures conditions d’accueil et limite les coûts.
Dans ce nouveau plan, Nice conserve une partie des épreuves. Le hockey féminin reste envisagé au Palais des Expositions, si la fédération internationale valide le site. Les autres disciplines sur glace prévues dans la ville restent inchangées.
Cette organisation soulève toutefois des questions. Séparer les compétitions masculines et féminines crée des contraintes sportives et logistiques. La fédération internationale pourrait émettre des réserves.
Le calendrier reste serré. Le Cojop doit finaliser la carte des sites avant validation par le CIO en juin. Plusieurs décisions importantes restent donc à prendre dans les prochaines semaines.
Avec ce choix, le hockey sur glace devient un dossier central des JO 2030. Nice perd une épreuve majeure, tandis que Paris et Lyon entrent clairement dans la course pour accueillir une partie de la compétition.

