Le Festival de Cannes s’apprête à lancer sa 79e édition avec un film qui mélange élégance, humour et émotion. Mardi 12 mai, Pierre Salvadori présentera « La Vénus électrique » lors de la cérémonie d’ouverture du festival. Hors compétition, le long-métrage sortira en salle le soir même partout en France.
Pour cette montée des marches très attendue, le réalisateur sera accompagné d’un casting prestigieux composé d’Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Gilles Lellouche et Vimala Pons. Ensemble, ils portent une œuvre originale qui rend hommage au cinéma classique tout en gardant un ton moderne et accessible.
L’histoire plonge les spectateurs dans le Paris de 1928. Au cœur d’une fête foraine, Suzanne travaille comme attraction principale sous le nom de « La Vénus électrique ». Chaque soir, elle vend des baisers “électriques” grâce à un dispositif imaginé pour impressionner le public. Derrière le spectacle, la jeune femme mène pourtant une vie modeste et subit l’exploitation de son patron.
Un soir, un peintre détruit par le décès de son épouse la confond avec une voyante. Désespéré, il cherche à entrer en contact avec la femme qu’il a perdue. Suzanne décide alors de profiter du malentendu et improvise des séances de spiritisme. Peu à peu, cette imposture prend une place de plus en plus importante dans leur quotidien.
Le personnage joué par Anaïs Demoustier évolue constamment entre manipulation, tendresse et culpabilité. Face à elle, Pio Marmaï interprète un artiste fragile qui retrouve progressivement le goût de vivre et de créer. Leur relation devient le cœur du film.
Pierre Salvadori explique avoir voulu construire une fiction très assumée. Le réalisateur revendique un univers romanesque et théâtral, inspiré du cinéma ancien. Les décors, les jeux d’ombres et l’ambiance de fête foraine participent largement à cette atmosphère particulière.
Le cinéaste raconte aussi que l’idée du film remonte à plusieurs années. Lors du tournage de « Planetarium » de Rebecca Zlotowski, une intrigue autour du spiritisme l’avait marqué. Il a ensuite développé cette idée en choisissant de la situer dans les années 1920, une période où les croyances autour de l’occultisme fascinaient encore une partie de la société.
Pour recréer cette époque, Pierre Salvadori s’est appuyé sur un important travail visuel. Le réalisateur dit avoir étudié de nombreux films et documentaires afin d’éviter une simple démonstration esthétique. Son objectif consistait surtout à maintenir l’attention sur les personnages et leurs émotions.
Le metteur en scène souligne également le rôle essentiel des acteurs dans ce projet. Il retrouve ici Pio Marmaï pour une quatrième collaboration. Salvadori décrit le comédien comme un acteur capable de mêler précision technique et énergie burlesque.
Le réalisateur dirige aussi Anaïs Demoustier pour la première fois. Il évoque son exigence, sa sensibilité et sa capacité à rendre le personnage profondément humain. Gilles Lellouche et Vimala Pons complètent ce quatuor avec des rôles plus fantasques, mais tout aussi importants dans l’équilibre du récit.
À travers « La Vénus électrique », Pierre Salvadori cherche encore une fois à proposer un cinéma populaire sans renoncer à une vraie ambition artistique. Il cite régulièrement des réalisateurs comme Steven Soderbergh ou Jonathan Demme parmi ses influences majeures.
Le film apparaît déjà comme l’un des événements français du printemps. Entre romance, comédie et mélancolie, cette ouverture du Festival de Cannes promet un moment à la fois spectaculaire et plein de charme.
Crédit photo : Anaïs Demoustier et Pio Marmaï jouent Suzanne et Antoine, une foraine manipulatrice et un peintre un peu naïf, dans « La Vénus électrique », qui ouvre le Festival de Cannes ce mardi 12 mai. © Guy Ferrandis

