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Finances, déchets et mobilités au conseil communautaire de la Vallée du Gapeau

Par Jonathan Caron
Publié le 13 juin 2026 à 20h49 – Temps de lecture : 4 minutes

Les élus de la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau étaient convoqués ce jeudi 11 juin 2026 à neuf heures, au siège de l’intercommunalité installé au 212 chemin du pont de Pey à Solliès-Pont, pour une séance plénière du conseil communautaire. Présidée par Yves Palmiéri, également maire de La Farlède, cette réunion publique réunissait l’ensemble des conseillers communautaires autour d’un ordre du jour dense, qui mêlait gestion courante de la collectivité, arrêté des comptes de l’exercice écoulé et grands dossiers d’avenir pour le territoire.

Une part importante de la séance était consacrée aux finances, et plus particulièrement à l’arrêté des comptes financiers uniques de l’année 2025. Ce document, qui remplace désormais le traditionnel compte administratif et le compte de gestion en les fusionnant en un seul état, retrace l’ensemble des recettes et des dépenses réellement réalisées au cours de l’exercice. Le conseil devait l’adopter pour le budget principal comme pour les budgets annexes de l’eau potable, de l’assainissement collectif et de l’assainissement non collectif, avant de se prononcer sur l’affectation définitive du résultat. Ces comptes avaient été reportés de la séance du 26 février dernier, une panne informatique du service de gestion comptable ayant empêché leur examen à la date initialement prévue. Une décision modificative venait par ailleurs ajuster les crédits du budget principal, technique habituelle permettant de réorienter des sommes en cours d’année en fonction des besoins constatés.

Toujours au chapitre financier, les conseillers avaient à délibérer sur l’attribution de subventions aux associations du territoire, soutien direct au tissu associatif local, ainsi que sur un fonds de concours destiné à la commune de Solliès-Ville. Ce mécanisme permet à l’intercommunalité de cofinancer un équipement ou un projet porté par l’une de ses communes membres, illustrant la solidarité financière qui structure le fonctionnement intercommunal. La séance devait aussi traiter un recours gracieux préfectoral relatif aux attributions de compensation définitives de l’exercice 2025, ces reversements financiers qui lient l’agglomération et ses communes depuis le transfert de certaines compétences.

Le dossier sans doute le plus tourné vers l’avenir concernait l’aménagement de l’espace, avec la participation de la collectivité aux études du service express régional métropolitain de l’aire toulonnaise, par le biais d’un premier avenant. Ce projet, souvent comparé à un réseau express régional, vise à développer une offre de transports en commun cadencée et performante à l’échelle de l’agglomération toulonnaise et de ses territoires voisins. Pour une intercommunalité comme la Vallée du Gapeau, proche de Toulon mais confrontée à une circulation automobile importante, s’associer à ces études représente un enjeu majeur de désenclavement et de transition vers des mobilités plus durables.

La gestion des déchets ménagers figurait également à l’ordre du jour, avec la présentation du rapport annuel sur le prix et la qualité du service. Ce document obligatoire offre aux élus comme aux habitants une vision transparente du coût de la collecte et du traitement des déchets, des tonnages collectés et des performances de tri du territoire. Il constitue un outil de pilotage essentiel à l’heure où la maîtrise des coûts et la réduction des déchets sont devenues des priorités pour toutes les collectivités.

Le conseil consacrait enfin une série de points à son administration générale et à son organisation interne. Étaient ainsi inscrits l’adoption du règlement du conseil communautaire, la désignation des membres de la commission d’appel d’offres et de la commission de délégation de service public, la composition des représentants de la collectivité au sein des associations et instances diverses, le renouvellement de la commission intercommunale des impôts directs, ou encore les modalités d’association de la population à travers le conseil de développement et le pacte de gouvernance. Le droit à la formation des élus, leurs indemnités et la révision du tableau des effectifs des agents complétaient cet ensemble de mesures de fonctionnement.

À travers cette séance, la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau confirmait la diversité de ses missions, qui vont de la tenue rigoureuse de ses comptes à la préparation des mobilités de demain, en passant par la gestion quotidienne des déchets et le soutien à la vie locale. Pour les habitants des communes membres, ces délibérations, parfois techniques en apparence, déterminent très concrètement la qualité des services publics et l’avenir du territoire.