À compter du 1er septembre 2026, se déplacer dans le Cœur du Var deviendra plus simple pour de nombreux habitants. La communauté de communes lance en effet un nouveau service de transport public, baptisé OZ’CAR. Deux lignes de navette relieront alors plusieurs villages du territoire à la gare de Carnoules, point de connexion vers le réseau ferroviaire régional. L’objectif affiché est clair, offrir une alternative concrète à la voiture individuelle.
Le dispositif repose sur deux itinéraires complémentaires. La ligne A partira du Thoronet pour rejoindre Carnoules, en desservant Le Cannet-des-Maures, Le Luc-en-Provence, Gonfaron et Pignans. La ligne B reliera de son côté Cabasse à Carnoules, par Flassans-sur-Issole et Besse-sur-Issole. Ainsi, la plupart des communes de l’intercommunalité se trouveront connectées à un même point de rabattement. Ce choix de Carnoules n’a rien d’anodin, puisque la gare y assure des correspondances vers les trains régionaux. Située sur l’axe ferroviaire qui relie Marseille et Toulon au Var intérieur, elle ouvre l’accès aux principaux bassins d’emploi de la région sans passer par la voiture. Pour beaucoup d’habitants, c’est un maillon décisif vers les pôles voisins.
Concrètement, chaque ligne proposera quatre allers-retours quotidiens, deux le matin et deux l’après-midi. Cette organisation vise d’abord les déplacements pendulaires, ceux des actifs qui rejoignent leur travail ou des étudiants qui gagnent un établissement. En se calant sur les horaires de pointe, le service entend capter les trajets les plus réguliers. Les voyageurs pourront ainsi enchaîner navette et train sans dépendre de leur véhicule personnel.
L’un des points forts du dispositif tient à sa gratuité totale. Aucun titre de transport ne sera exigé, le service restant ouvert à tous les habitants sans condition. La communauté de communes assume seule le financement de l’ensemble, sans report sur l’usager. Ce parti pris lève l’obstacle du coût, souvent dissuasif, et place la navette à la portée de tous les budgets. Pour de nombreuses familles, c’est une dépense de carburant en moins.
L’accessibilité a également guidé la conception du service. Les véhicules seront adaptés aux personnes à mobilité réduite, afin que chacun puisse les emprunter sans difficulté. Cette attention vise les personnes âgées, les voyageurs en fauteuil ou les parents avec poussette. Trop souvent, ces publics renoncent aux transports faute d’aménagements. Ici, la collectivité a fait le choix inverse, celui d’un service pensé pour tous dès le départ.
La dimension environnementale n’a pas été oubliée. Les navettes rouleront au HVO, un carburant issu d’huiles végétales hydrotraitées qui se substitue au gazole d’origine fossile. Concrètement, cette solution réduit nettement les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle, tout en conservant les performances d’un moteur classique. Le territoire mise donc sur une mobilité plus sobre, sans attendre un renouvellement complet du parc de véhicules.
Ce nouveau service ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans le Plan Climat-Air-Énergie du territoire, le cadre par lequel l’intercommunalité organise sa transition écologique. Ce document fixe des objectifs concrets de réduction des émissions et de développement des alternatives à la voiture. En lançant OZ’CAR, la communauté de communes traduit ces engagements en actes, sur un sujet du quotidien qui touche directement les habitants.
Au-delà de l’aspect écologique, l’enjeu est aussi social et territorial. Dans un secteur rural comme le Cœur du Var, l’absence de transport collectif isole certains habitants, en particulier les jeunes et les personnes sans voiture. Relier les villages à la gare de Carnoules, c’est leur ouvrir l’accès à l’emploi, aux études et aux services des villes voisines. La navette devient alors un véritable outil de désenclavement.
Pour préparer ce lancement, les habitants peuvent d’ores et déjà se renseigner auprès du service transports de la communauté de communes, joignable au 04 98 10 43 55 ou au 04 98 10 43 82, ainsi que par courriel à l’adresse transports@coeurduvar.com. Les horaires détaillés et les points d’arrêt seront précisés d’ici la rentrée. En attendant le 1er septembre, le territoire invite chacun à repenser ses trajets, et à imaginer une mobilité plus partagée d’un village à l’autre.

