1. Home
  2. Nos départements
  3. SEINE-SAINT-DENIS (93)
  4. Est Ensemble : le festival animaliste vit ses derniers jours

Est Ensemble : le festival animaliste vit ses derniers jours

Par Assia Bedja
Publié le 8 juillet 2026 à 14h39 – Temps de lecture : 4 minutes

Les équipements culturels d’Est Ensemble referment ces jours-ci les pages d’une saison consacrée aux animaux. Lancée le 22 juin, la deuxième édition du Festival culturel animaliste s’achève le 11 juillet 2026, laissant aux habitants du territoire quelques ultimes rendez-vous avant la trêve estivale. Portée par l’établissement public territorial, la manifestation se veut « engagée et festive », mêlant divertissement et réflexion sur la place que nos sociétés réservent aux bêtes.
Pendant trois semaines, la programmation a essaimé dans les communes du territoire : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville. Bibliothèques, cinémas, conservatoires et fermes pédagogiques ont ouvert leurs portes à un public familial, invité à croiser le regard des artistes, des auteurs et des associations sur le monde animal.
Le cinéma a occupé une place de choix dans cette édition. Les salles du réseau, parmi lesquelles Le Trianon, l’Alice Guy et Le Méliès, ont proposé une série de projections à tarif réduit, autour de quatre euros la séance. Les films retenus ont fait dialoguer les générations, du dessin animé familial aux œuvres plus contemplatives, avec pour fil conducteur la sensibilité et la fragilité des espèces qui partagent notre environnement. Ce tarif volontairement bas visait à lever un obstacle fréquent, celui du coût, et à attirer dans les fauteuils des spectateurs que la programmation aurait pu tenir à distance.
À côté des écrans, le festival a multiplié les formes. Concerts, spectacles associant musique et BD, ateliers créatifs et rencontres se sont succédé au rythme des équipements. Les fermes pédagogiques ont accueilli les plus jeunes pour des visites et des découvertes, tandis que des expositions ont prolongé la thématique sur les murs des lieux culturels. L’ensemble a cherché à conjuguer l’émerveillement et la pédagogie, sans jamais gommer les questions plus sensibles.
Car l’événement a aussi assumé une dimension citoyenne. Plusieurs rendez-vous ont donné la parole à des auteurs et à des associations engagées dans la cause animale, invitant le public à s’interroger sur la condition des bêtes et sur les usages qui les concernent. En ouvrant ces débats dans des lieux de proximité, le territoire entend faire de la culture un espace de discussion accessible à tous, loin des cercles spécialisés. La formule, désormais installée avec cette deuxième édition, illustre une manière d’aborder des sujets de société en s’appuyant sur les ressources déjà présentes dans les quartiers, plutôt que sur des dispositifs ponctuels et coûteux.
Cette programmation s’inscrit dans la vocation d’Est Ensemble, qui rassemble neuf villes de l’Est parisien et gère en commun une part de leurs équipements culturels. En construisant chaque année des saisons thématiques partagées entre bibliothèques, cinémas et conservatoires, l’établissement cherche à décloisonner les pratiques et à faire circuler les habitants d’une commune à l’autre, autour d’un sujet fédérateur.
Pour les retardataires, il reste encore quelques occasions de profiter de cette dernière ligne droite. Des séances et des ateliers étaient annoncés jusqu’aux tout derniers jours de la manifestation, avec un rendez-vous mentionné le 10 juillet à Montreuil. Plusieurs expositions se prolongent par ailleurs au-delà de la clôture officielle, offrant un sursis à ceux qui n’auraient pas trouvé le temps de s’y rendre plus tôt.
La fin du festival coïncide avec l’entrée dans l’été, période où les équipements culturels du territoire adaptent leurs horaires et proposent d’autres animations en plein air. À partir du début du mois de juillet, bibliothèques, cinémas, conservatoires et piscines sont passés à leurs rythmes de saison, et de nouvelles activités estivales ont pris le relais dans les parcs et les espaces publics. La saison animaliste referme ainsi un chapitre du printemps culturel de la Seine-Saint-Denis, avant que d’autres rendez-vous ne s’enchaînent tout au long des vacances.