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Mobilité : Orbival s’allie à l’Essonne

Par Renaud Morelli
Publié le 3 août 2026 à 13h39 – Temps de lecture : 4 minutes

L’association Orbival, fondée par le Département du Val-de-Marne pour peser sur les grands projets de transport en Île-de-France, a changé d’échelle le 23 juin 2026. Réunis en assemblée générale, ses membres ont acté l’entrée de nouvelles collectivités venues de l’Essonne, élargissant le périmètre d’action d’une structure jusque-là concentrée sur le seul Val-de-Marne.
Orbival avait été lancée en novembre 2006 à l’initiative du conseil départemental du Val-de-Marne, alors présidé par Christian Favier, avec le concours de Jacques J. P. Martin, conseiller départemental et maire de Nogent-sur-Marne. L’association défendait à l’origine un projet de métro automatique de rocade, censé relier l’ouest et l’est du Val-de-Marne en une trentaine de minutes grâce à un tracé initial d’une treizaine de stations, sans passer par Paris.
Ce tracé porté par Orbival a ensuite été repris et intégré au projet du Grand Paris Express sous la forme de la ligne 15 Sud, dont l’association a accompagné la construction pendant près de deux décennies. Elle a rassemblé autour de cet objectif des villes, des intercommunalités et des acteurs économiques du département.
Lors de l’assemblée générale du 23 juin, le Département de l’Essonne ainsi que plusieurs communes essonniennes et val-de-marnaises ont formalisé leur adhésion à l’association. Cette évolution modifie la gouvernance d’Orbival : Olivier Capitanio, président du Département du Val-de-Marne, conserve la présidence de l’association, tandis que François Durovray, président du Département de l’Essonne, en devient président délégué.
Olivier Capitanio a justifié cet élargissement par la nécessité d’une action commune entre territoires voisins. « Les grands projets de transport ne peuvent réussir que lorsqu’ils sont portés collectivement par les territoires », a-t-il déclaré à cette occasion, selon le communiqué diffusé conjointement par les deux départements.
François Durovray a de son côté justifié l’arrivée de l’Essonne dans l’association par les enjeux de mobilité qui concernent désormais l’ensemble du sud francilien. « L’Essonne affirme sa volonté de ne pas rester à la marge des grandes transformations de mobilité qui touchent le Sud francilien », a-t-il indiqué dans le même texte.
Le principal chantier que l’association élargie entend désormais porter est le prolongement de la ligne 18 du Grand Paris Express jusqu’à Boissy-Saint-Léger, commune du Val-de-Marne. Ce tracé additionnel relierait notamment le plateau de Saclay, l’aéroport d’Orly, le Val d’Yerres et le secteur de la confluence entre la Seine et la Marne, autant de territoires aujourd’hui dépourvus de liaison directe entre eux en dehors du passage par Paris. Un tel prolongement offrirait au sud-est du Val-de-Marne, jusqu’ici resté à l’écart du tracé des nouvelles lignes automatiques, une connexion directe vers le pôle scientifique de Saclay et vers la plateforme aéroportuaire d’Orly, sans dépendre des correspondances actuelles par la capitale.
Le communiqué rappelle par ailleurs l’avancement du projet historique de l’association : la mise en service de la ligne 15 Sud, désormais annoncée pour avril 2027. Cette ligne de rocade, longue d’une trentaine de kilomètres et forte de seize stations, dont dix situées en Val-de-Marne, doit relier vingt-deux communes réparties sur quatre départements sans passage obligé par la capitale. Son ouverture marquera l’aboutissement d’un chantier qu’Orbival avait contribué à faire émerger dès l’origine, et sert de point d’appui à la nouvelle ambition portée conjointement avec l’Essonne.