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L’énergie de demain s’expose à Théméricourt

Par Gilbert Caron
Publié le 28 août 2026 à 14h15 – Temps de lecture : 4 minutes

À Théméricourt, au cœur du Parc naturel régional du Vexin français, le musée du Vexin français consacre son exposition de la saison à une question devenue centrale dans le débat public : d’où vient l’énergie que nous consommons, et comment la produire autrement ? Installée dans la Maison du Parc depuis le 21 février, la présentation intitulée « GigOwatt ? ! Quelles énergies pour demain ? » se poursuit jusqu’au 13 septembre. Elle a été conçue et produite par l’Exploradôme, le centre de culture scientifique et technique de Vitry-sur-Seine, avant d’être reprise par le Parc naturel régional, qui gère le musée pour le compte des communes de ce territoire rural. L’exposition s’adresse à un large public et reste accessible dès l’âge de 6 ans, avec l’ambition affichée d’expliquer, sans jamais les caricaturer, des notions souvent jugées arides. Pour le Parc naturel régional, dont les missions associent la protection de l’environnement et la sensibilisation des habitants, l’accueil d’une telle présentation prolonge naturellement son action de terrain.
Le principe repose entièrement sur la manipulation. Présentée comme un espace « où il est interdit de ne pas toucher », l’exposition réunit une série de modules interactifs que le visiteur actionne lui-même pour saisir, par l’expérience plutôt que par la leçon, ce que recouvrent les grands mots du débat sur le climat. Plusieurs thèmes se succèdent au fil du parcours : l’accès à l’énergie et les inégalités qui l’accompagnent à l’échelle de la planète, le mécanisme de l’effet de serre, la transition énergétique telle qu’elle s’engage dans les villes et dans les métiers, puis les gestes du quotidien qui pèsent sur la consommation d’un foyer. Le propos ne s’arrête pas au constat. Selon le descriptif diffusé par le Parc, l’exposition adopte « une approche délibérément positive, tournée vers les solutions et l’engagement individuel », de sorte que chacun reparte avec des repères concrets plutôt qu’avec un sentiment d’impuissance.
Le choix du lieu n’a rien d’anecdotique. Le musée occupe la Maison du Parc, dans un paysage rural classé et protégé où la préservation des ressources, de l’eau et des terres agricoles constitue une préoccupation constante. En accueillant une exposition itinérante venue d’un centre de sciences reconnu, l’établissement prolonge sa vocation de médiation auprès des familles, des habitants et des groupes scolaires, qu’il retrouvera après la rentrée. La démarche s’inscrit dans la programmation estivale des sites culturels et naturels que le département du Val-d’Oise met chaque année en avant durant les mois de juillet et d’août, et qui invite à parcourir autrement un territoire proche de Paris mais souvent méconnu. Au-delà de cette parenthèse itinérante, le site demeure une porte d’entrée vers le Vexin, dont il présente les paysages et l’histoire, et un point d’information pour les visiteurs qui souhaitent ensuite sillonner le parc. Des ateliers, animés autour des mêmes thématiques de sobriété et de transition, complètent la visite pour les publics désireux d’aller plus loin.
Jusqu’au 13 septembre, l’exposition se visite du mardi au dimanche ainsi que les jours fériés. Du mardi au vendredi, le musée ouvre de 9 heures à 12 h 30, puis de 14 heures à 18 heures ; le samedi, il n’accueille le public que l’après-midi ; le dimanche, l’amplitude est élargie de 10 heures à 18 heures durant la saison estivale. L’entrée est fixée à 4 € en plein tarif et à 2 € en tarif réduit, la visite demeurant gratuite pour les enfants de moins de 5 ans ; les ateliers sont facturés 3 € par personne. Le musée, qui dispose d’aménagements pour les personnes à mobilité réduite, peut être joint au 01 34 48 66 00. Passé la mi-septembre, « GigOwatt ? ! » quittera le Vexin pour poursuivre son itinérance ailleurs, laissant la place à la programmation d’automne du Parc naturel régional. D’ici là, les visiteurs de fin d’été disposent encore de plusieurs semaines pour manipuler, comparer et repartir avec quelques clés de lecture sur l’énergie de demain, à quelques kilomètres seulement de la capitale.