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Cergy : dix jours d’arts de la rue

Par Renaud Morelli
Publié le 7 septembre 2026 à 14h24 – Temps de lecture : 4 minutes

La rentrée de Cergy-Pontoise se joue une nouvelle fois dans la rue. Du vendredi 11 au dimanche 20 septembre, le festival « Cergy, Soit ! » revient pour sa 28e édition et doit transformer, dix jours durant, les places et les parcs de l’agglomération en scènes à ciel ouvert. Manifestation internationale consacrée aux arts de la rue et au cirque, le rendez-vous est porté par la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, qui en fait chaque année l’un des temps forts de sa saison culturelle. Le cirque y tient une place centrale : jonglage, numéros de clown, acrobaties aériennes, mais aussi formes hybrides mêlant la piste à la danse, au théâtre visuel ou à la musique. À côté de ces spectacles, la programmation ménage des formats plus intimes, des interventions impromptues au détour d’une rue et de grandes propositions pensées pour l’espace public, de façon à s’adresser aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes. Cette diversité de formats, du numéro de quelques minutes au spectacle plus ambitieux, permet à chacun de composer son parcours au fil de la journée.
Le cœur du festival bat sur la place des Arts, à Cergy, à environ 200 mètres de la gare de Cergy-Préfecture, desservie par le RER A. C’est là que se concentrent une partie des rendez-vous et l’ambiance de fête qui accompagne la manifestation, dans un secteur piéton facilement accessible en transports. Pour cette édition, l’organisation a placé la saison sous un intitulé volontairement décalé, « Avec un petit vélo dans la fête », clin d’œil à l’expression populaire qui évoque une imagination un brin fantasque plutôt que la bicyclette. Une manière d’annoncer la couleur : celle d’un festival qui cultive la surprise, brouille la frontière entre artistes et passants et fait du trottoir un théâtre.
Né en 1998, « Cergy, Soit ! » s’est installé au fil des ans comme le rendez-vous de la rentrée pour une large partie des habitants de l’agglomération, au-delà de la seule ville de Cergy. Si la place des Arts en constitue le point névralgique, la manifestation ne s’y limite pas : d’autres espaces sont mobilisés, à l’image du parc François-Mitterrand ou du parvis de l’Essec, et l’agglomération associe l’ensemble de ses communes à l’événement, certaines accueillant des rendez-vous en amont ou en marge de la programmation principale. Un volet baptisé « Préludes » accompagne d’ailleurs le lancement, entre le 11 et le 18 septembre, avant les derniers jours du festival. Cette dispersion volontaire fait partie de l’identité du rendez-vous, qui préfère aller au-devant du public, dans les lieux du quotidien, plutôt que de l’attendre dans une salle. Les organisateurs invitent d’ailleurs les spectateurs à privilégier les transports en commun pour rejoindre les différents sites, le réseau desservant Cergy-Préfecture et les gares voisines ; un stationnement est également prévu à proximité pour ceux qui viennent en voiture.
La formule, rodée depuis plus d’un quart de siècle, a fait ses preuves : chaque année, elle attire un public familial venu déambuler d’un spectacle à l’autre, au gré des rencontres et des attroupements autour des artistes. Ce brassage, où le badaud de passage devient spectateur le temps d’un numéro, résume l’esprit de la manifestation, tournée vers la découverte et la circulation plutôt que vers la salle fermée. Avec cette 28e édition, l’agglomération de Cergy-Pontoise entend confirmer un rendez-vous devenu, à la faveur des années, l’un des marqueurs de sa rentrée culturelle et l’une des vitrines des arts de la rue en Île-de-France. Le public est attendu avec une intensité particulière lors du premier week-end, traditionnellement l’un des plus animés.