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Département : stratégie nature

Par Gilbert Caron
Publié le 31 juillet 2026 à 15h18 – Temps de lecture : 3 minutes

L’assemblée départementale des Hauts-de-Seine a adopté, le 3 juillet dernier, la Stratégie nature 2026-2030. Ce document-cadre, qui succède à une première édition engagée depuis 2021, fixe les orientations du Département en matière de préservation et de développement de son patrimoine naturel pour les cinq prochaines années.
La première Stratégie nature avait notamment permis l’ouverture des parcs de la Roseraie, à Châtenay-Malabry, et Gauthier-Mougin, à Boulogne-Billancourt. Selon le bilan présenté en séance, elle s’est traduite par 19,8 hectares de nouveaux espaces de nature ouverts au public, 4,9 kilomètres de promenades créées, 56,5 hectares d’Espaces naturels sensibles restaurés et 18 728 arbres plantés. Le Département indique que 95 % des Alto-Séquanais résident désormais à moins de quinze minutes de marche d’un espace naturel, sur un total de trente sites représentant 638 hectares. Des partenariats ont aussi été noués avec l’Office national des forêts, la Ligue pour la protection des oiseaux et le comité départemental de randonnée pour développer les animations autour de ce patrimoine.
Le nouveau texte engage la création de vingt hectares supplémentaires d’Espaces naturels sensibles d’ici cinq ans, portant leur surface totale à 658 hectares. Il prévoit un maillage d’espaces interconnectés entre eux, mais aussi reliés aux gares et aux itinéraires du Plan Vélo départemental, ainsi qu’une multiplication des corridors écologiques destinés à limiter la dispersion des espèces migratrices.
Cette logique se traduit notamment par une Promenade verte de 50 kilomètres reliant Antony à Gennevilliers, à l’ouest du département, et par un projet symétrique à l’est, le Parc Bleu-de-Seine, le long de la Seine. Huit kilomètres de berges supplémentaires doivent être aménagés d’ici 2030 dans le cadre de l’opération Cœur&Seine, à Villeneuve-la-Garenne, Asnières-sur-Seine, Courbevoie, Gennevilliers et Boulogne-Billancourt.
Plusieurs sites illustrent cette nouvelle génération de projets. À Nanterre, le Delta Vert doit, d’ici 2030, prolonger l’axe historique vers le secteur du Champ de la Garde et relier le parc du Chemin de l’île aux Terrasses de Nanterre et au parc de La Défense. À Rueil-Malmaison, le vallon des Gallicourts, ancien haut lieu de maraîchage remontant à l’époque gallo-romaine, doit accueillir un parc démonstrateur d’agriculture urbaine et le premier exploitant agricole installé dans les Hauts-de-Seine depuis la disparition de ce statut sur le département.
La stratégie s’attaque aussi à des paysages urbains dégradés, comme l’échangeur de la Manufacture de Sèvres, où une opération de désimperméabilisation des sols est prévue, ou le boulevard Patrick-Devedjian, à La Défense, qui doit être végétalisé. D’ici 2030, trois parcs départementaux, le Chemin-de-l’Île à Nanterre, Pierre-Lagravère à Colombes et les Chanteraines à Villeneuve-la-Garenne, doivent devenir des parcs dits « autonomes », capables de produire une partie des ressources nécessaires à leur entretien grâce à des panneaux solaires et à la récupération des eaux de pluie.
Le Département fixe enfin un objectif de 30 000 arbres plantés d’ici 2030, contre 19 000 sur la période 2021-2025, dans la continuité de son Guide de l’arbre publié en 2025. Ces nouvelles plantations, à hauteur de près de 2 500 arbres, doivent notamment concerner le parc Léonard-de-Vinci à Châtenay-Malabry, les espaces publics du quartier Barbusse et le parc de la Cité des Poètes à Malakoff, ainsi que le Petit-Colombes et le centre-ville de Villeneuve-la-Garenne.