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Le Plan Climat de Cœur du Var dresse son bilan à mi-parcours

Rangées de panneaux solaires illustrant le Plan Climat de Cœur du Var
Par Jonathan Caron
Publié le 31 octobre 2026 à 11h23 – Temps de lecture : 4 minutes

Ce mardi 27 octobre 2026, les élus de la Communauté de communes Cœur du Var se sont réunis en comité de pilotage pour examiner le bilan à mi-parcours de leur Plan Climat Air Énergie Territorial. La séance, présidée par Thierry Bongiorno accompagné de son vice-président Jean-Michel Dragone, a permis de mesurer le chemin parcouru depuis le lancement de cette stratégie en 2022 et de fixer le cap des deux prochaines années, avant l’évaluation finale prévue en 2028.

Derrière le sigle PCAET se cache un outil de planification devenu central dans l’action des intercommunalités. Ce document coordonne à l’échelle du territoire l’ensemble des politiques liées à la transition énergétique et écologique, avec trois grandes finalités que sont la maîtrise de la consommation d’énergie, l’atténuation des effets du changement climatique et le développement des énergies renouvelables. Pour un territoire rural comme Cœur du Var, qui regroupe onze communes entre la plaine des Maures et les contreforts du massif, l’enjeu dépasse la seule question environnementale. Renforcer l’autonomie énergétique locale, c’est aussi soutenir l’économie du territoire, créer des emplois et améliorer le cadre de vie des habitants.

La stratégie adoptée en 2022 s’articule autour de quatre axes qui visent à développer une économie de la transition écologique attractive, à rendre possibles des modes de vie bas carbone pour tous, à bâtir un territoire résilient attentif à la qualité de vie et à renforcer la cohésion territoriale face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Ces orientations s’appuient sur un diagnostic précis des forces et faiblesses du territoire, de la qualité de l’air à la séquestration carbone en passant par l’économie circulaire, le tourisme ou encore la précarité énergétique. Elles se déclinent surtout en un programme de 40 actions concrètes, véritable cœur opérationnel du dispositif.

Trois ans après le lancement, les chiffres présentés aux élus témoignent d’une dynamique réelle. Sur les 40 actions programmées, 9 ont été intégralement réalisées et 28 sont en cours de déploiement. Seules 3 actions ont dû être réorientées, dont une seule abandonnée, signe que la feuille de route initiale a été tenue pour l’essentiel. Ce type de bilan intermédiaire, loin d’être une formalité, permet de redéfinir les priorités et d’ajuster le programme avant la mise en révision du plan en 2028.

Au chapitre des motifs de satisfaction, le territoire enregistre une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, portée notamment par l’amélioration et l’électrification progressive du parc automobile ainsi que par la modernisation des systèmes de chauffage au bois, moins émetteurs qu’autrefois. Autre point positif souligné lors du comité de pilotage, les habitants de Cœur du Var demeurent faiblement exposés à la pollution atmosphérique, un atout pour la santé publique que bien des territoires urbains pourraient envier.

Le bilan pointe toutefois deux fragilités. La production d’énergie renouvelable stagne, tout comme la consommation énergétique globale, alors même que la population est restée quasiment constante sur la période. Autrement dit, le territoire ne produit pas davantage d’énergie locale et ne réduit pas encore significativement ce qu’il consomme, deux leviers pourtant essentiels pour tendre vers l’autonomie énergétique visée par la stratégie.

Les données de la saison estivale 2026, marquée par de fortes températures, ont également été présentées aux élus. Elles alimenteront la suite du programme, en cohérence avec la trajectoire de réchauffement de référence retenue au niveau national, qui prépare la France à un climat plus chaud de quatre degrés. Dans cette perspective, six leviers d’action prioritaires ont été identifiés pour les deux années à venir, avec en ligne de mire l’ambition d’un territoire à énergie positive, c’est-à-dire produisant à terme plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Pour les habitants des communes de Cœur du Var, ces orientations se traduiront concrètement dans le quotidien, qu’il s’agisse de rénovation des logements, de mobilité, de qualité de l’air ou d’adaptation aux étés de plus en plus chauds. En se donnant rendez-vous en 2028 pour la révision complète de son Plan Climat, l’intercommunalité inscrit son action dans la durée et confirme que la transition écologique se joue aussi, et peut-être d’abord, à l’échelle locale.