L’Agglomération de Val Parisis met en œuvre un vaste programme de modernisation technique et structurelle au sein de ses complexes aquatiques. L’objectif de ces investissements d’envergure est de répondre simultanément à trois enjeux majeurs : optimiser de façon significative le bilan environnemental des infrastructures, réduire drastiquement la consommation des ressources naturelles comme l’eau et le gaz, et élever le niveau de performance énergétique des installations tout en améliorant la qualité globale du service public rendu aux usagers.
Dans le cadre de ce plan de restructuration, les infrastructures aquatiques situées sur les communes de Pierrelaye et de Cormeilles-en-Parisis font l’objet d’une révision complète de leur système de traitement de l’eau. Les équipes techniques procèdent actuellement à la dépose et à la substitution des dispositifs traditionnels de filtration par sable, devenus obsolètes et gourmands en ressources, au profit d’une technologie de pointe reposant sur l’utilisation de filtres céramiques de nouvelle génération. Ce procédé industriel innovant se distingue par sa capacité à capter et retenir des particules d’une finesse bien supérieure à celle des filtres classiques. Cette amélioration de la finesse de filtration engendre mécaniquement une clarté et une hygiène optimales de l’eau des bassins, ce qui renforce de manière très nette le confort visuel et sanitaire de l’ensemble des nageurs.
Ce choix technologique présente des avantages écologiques et macroéconomiques particulièrement importants pour la gestion des fluides. En raison de l’efficacité intrinsèque du système céramique, les volumes d’eau nécessaires aux cycles réguliers de rétrolavage et de nettoyage des filtres sont considérablement réduits. Les projections techniques tablent sur une baisse de l’approvisionnement en eau neuve estimée à environ 1 100 mètres cubes par an, ce qui représente une économie structurelle de près de 20 % de la consommation annuelle globale d’une piscine de cette dimension. Cette préservation de la ressource en eau courante s’accompagne d’un effet vertueux sur le plan énergétique. En limitant l’apport d’eau froide de renouvellement dans les circuits, la quantité d’énergie requise pour chauffer et maintenir les bassins à la température réglementaire diminue dans les mêmes proportions, générant ainsi une baisse combinée des consommations d’eau et d’électricité.
En parallèle de ces interventions sur la qualité de l’eau, la piscine des Océanides, implantée sur la commune de Cormeilles-en-Parisis, franchit une étape décisive dans sa trajectoire de décarbonation en intégrant un dispositif de chauffage basé sur l’exploitation de la géothermie basse énergie sur nappe. Cette configuration technique hautement performante repose sur la valorisation des calories naturellement présentes dans les eaux souterraines du territoire. Pour y parvenir, le chantier prévoit la réalisation de deux forages verticaux distincts qui s’enfonceront à une profondeur de 55 mètres afin d’atteindre la nappe phréatique. Ce réseau de captage sera directement couplé à une pompe à chaleur industrielle de forte puissance, permettant de transférer l’énergie thermique du sous-sol vers le réseau de chauffage de l’établissement aquatique. Cette installation vise à substituer de façon massive l’usage historique du gaz naturel par une source d’énergie renouvelable, locale et non polluante. À terme, le nouveau mix énergétique de la piscine des Océanides sera composé à 60 % d’énergies renouvelables, permettant d’attendre des performances environnementales majeures, à savoir une diminution de la consommation énergétique globale du site pouvant atteindre 65 % et une réduction directe de 25 % des émissions de gaz à effet de serre de l’infrastructure.
Le déploiement opérationnel de ce projet de géothermie s’organise selon un calendrier méthodologique strict divisé en trois phases distinctes étalées sur l’année 2026. La première étape, correspondant à la phase d’étude et d’exploration, s’est achevée avec succès au cours du mois de mai 2026 par la réalisation d’un premier forage d’essai. Cette opération préliminaire a permis de contrôler précisément les caractéristiques physico-chimiques de la nappe souterraine, sa température constante ainsi que sa capacité à fournir le débit hydraulique nécessaire à l’alimentation continue du système. La seconde étape, consacrée aux travaux de gros œuvre et d’installation des infrastructures lourdes, se déroule durant l’été 2026. C’est au cours de cette période que le second forage est effectué et que la pompe à chaleur ainsi que l’ensemble du réseau hydraulique interconnecté sont implantés sur le site. Enfin, la troisième et dernière étape correspond à la phase de mise en service industrielle et d’optimisation, programmée entre les mois de septembre et de décembre 2026. Durant cette période d’ajustement, les outils de pilotage numérique, de supervision technique et de régulation thermique seront progressivement calibrés afin de stabiliser le rendement global de l’installation et de garantir l’atteinte des objectifs de performance énergétique fixés par l’agglomération.
Val Parisis : modernisation des piscines
Par Renaud Morelli
Publié le 18 juin 2026 à 11h32 – Temps de lecture : 5 minutes
