En ce mois de juin 2026, Miramas achève une saison peu ordinaire. Depuis le début du mois d’avril, la ville a déployé son Printemps du sport et de la culture, une série de quatorze rendez-vous qui ont mêlé activités physiques, arts et découverte du territoire. L’idée tenait en une formule simple. Plutôt que de cloisonner le sport d’un côté et la culture de l’autre, la municipalité a choisi de les réunir en plein air, au plus près des habitants. Le rideau tombera le dimanche 28 juin avec une dernière journée tournée vers l’eau.
La programmation a joué la carte de la variété tout au long du printemps. Dès le 4 avril, le Backyard des fadas a lancé les festivités au domaine de Cabasse avec un format de course à pied original, où chacun enchaînait des boucles de 6,7 kilomètres aussi longtemps qu’il le souhaitait. Quelques jours plus tard, le plan d’eau Saint-Suspi accueillait une matinée mêlant circuit Hyrox, épreuves d’athlétisme, concert et barbecue. Cette alternance entre effort sportif et moment convivial a donné le ton de l’ensemble.
Le mariage du sport et de la culture a parfois pris des formes inattendues. Au boulodrome Méano, une représentation théâtrale a associé slam et musique électronique sur les terrains de pétanque, avant que les joueurs ne reprennent leurs places habituelles. Ailleurs, le jardin Germain s’est transformé en parenthèse de bien-être autour du yoga, du tai-chi et d’une initiation au handpan. Chaque rendez-vous a ainsi cherché à surprendre, sans jamais perdre de vue l’envie de rassembler petits et grands.
La pétanque, indissociable de la Provence, a eu droit à sa journée dédiée place Jourdan. Le tournoi a réuni les amateurs autour des commerçants du quartier, avec un DJ, un concert de swing et un bon d’achat de cinq cents euros à la clé. D’autres temps forts ont misé sur la jeunesse et les pratiques urbaines. Au skatepark Concorde, le roller, le skateboard, la trottinette et la danse hip-hop ont côtoyé une fresque réalisée en réalité virtuelle, preuve que le numérique trouve désormais sa place dans ces fêtes de quartier.
Le programme a aussi su s’ouvrir à d’autres horizons. Une journée d’inspiration japonaise a proposé une initiation aux arts martiaux, du judo au karaté, complétée par du yoga et une dégustation de thé. Les amateurs de deux-roues ont pu participer à un rassemblement de cyclotourisme avec plusieurs distances au choix, tandis que le parc de la Poudrerie accueillait marche active, tir à l’arc et découverte botanique. Pour les familles, une journée sport santé bien-être a offert des initiations gratuites accessibles à tous les âges, accompagnées d’ateliers et de food trucks.
Cette richesse n’aurait pas été possible sans un véritable travail collectif. Pas moins de trente-cinq structures partenaires ont uni leurs forces, des clubs sportifs aux centres sociaux, en passant par les lieux culturels et les commerces locaux. Selon Éric Marchesi, adjoint au sport, ces rendez-vous offrent l’occasion de découvrir des lieux de la ville et des pratiques sportives dans un cadre plus ludique, où se mêlent convivialité et culture. De son côté, Paulette Arnaud, adjointe à la culture, souligne que l’initiative révèle aussi le patrimoine naturel et la culture immatérielle qui portent les traditions provençales.
Le choix des lieux a d’ailleurs constitué un fil rouge de ce Printemps du sport. En investissant tour à tour un boulodrome, un skatepark, un golf, un parc ou un plan d’eau, la ville a invité ses habitants à redécouvrir des espaces qu’ils côtoient parfois sans s’y arrêter. Le 21 juin, le parc de la Poudrerie a ainsi accueilli l’Odyssée Festival, avec son marché d’art, ses ateliers créatifs, ses balades nature et ses concerts. Une manière de relier la fête de la musique à cette saison qui touche à sa fin.
Il restera donc une dernière étape pour clore ce Printemps du sport et de la culture. Ce dimanche 28 juin, la journée On prend le large mettra l’eau à l’honneur. La base de voile proposera catamaran, kayak et paddle, pendant qu’à Miramas-le-Vieux le public pourra s’essayer au yoga, à la sophrologie et à l’observation des étoiles au coucher du soleil. Une conclusion douce et collective, à l’image d’une saison qui aura cherché, semaine après semaine, à faire vivre la ville autrement.

