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Drame à Nice : un père avoue avoir étranglé son fils de 17 ans sur fond de séparation conjugale, la mère avait porté plainte pour violences

Par Sacha Caron
Publié le 5 août 2026 à 18h20 – Temps de lecture : 4 minutes

Un adolescent de 17 ans a perdu la vie lundi 3 août 2026 dans l’appartement familial situé rue des Étoiles, dans le quartier de la Madeleine à Nice. Son père, un aide-soignant de 59 ans, a reconnu mercredi 5 août l’avoir tué. En effet, le parquet de Nice a communiqué les premières circonstances de ce drame qui s’inscrit dans un contexte de violences conjugales.

Tout a basculé lundi en début d’après-midi. À 14h53, un homme appelle la police. Il affirme alors avoir tué son fils et annonce vouloir mettre fin à ses jours. Quelques minutes plus tard, il envoie deux photographies à son épouse et à ses beaux-parents. Sur ces images glaçantes, lui et son fils apparaissent allongés dans des housses mortuaires blanches. De plus, le père présente une blessure au cou. L’adolescent a quant à lui les yeux fermés. La mère alerte par conséquent immédiatement les forces de l’ordre.

Le RAID intervient rapidement sur place et boucle aussitôt le quartier. Les policiers découvrent le corps sans vie de l’adolescent sur un lit. À ses côtés, son père gît dans une seconde housse mortuaire, blessé après une tentative de suicide. Les secours le transportent donc à l’hôpital Pasteur de Nice. Par ailleurs, les enquêteurs retrouvent une lettre dans la salle de bains. Le père y écrit avoir tué son fils et vouloir mourir avec lui. Dans ce courrier, il rejette notamment la responsabilité de son geste sur son épouse.

Le suspect sort de l’hôpital mardi. Les enquêteurs le placent aussitôt en garde à vue pour assassinat. Lors de son audition, il livre des aveux détaillés. Il reconnaît en premier lieu avoir tenté d’étouffer son fils en lui plaçant un oreiller sur le visage. Puis il l’a étranglé avec le câble d’un fer à repasser. Ensuite, il a placé le corps dans une housse mortuaire récupérée sur son lieu de travail à l’hôpital. Il affirme d’ailleurs avoir conservé ces housses depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, officiellement pour protéger un réfrigérateur sur sa terrasse.

Les premières constatations médicolégales confirment ainsi la piste de la strangulation. Le parquet a par conséquent ordonné une autopsie pour déterminer précisément les causes de la mort. L’homme, jusqu’alors inconnu de la justice, invoque quant à lui un « coup de folie » pour expliquer son acte.

Le contexte familial éclaire cependant ce drame sous un jour bien plus sombre. En réalité, le père agissait dans un climat de violences conjugales. Son épouse avait en effet quitté le domicile peu de temps avant les faits. Elle avait surtout déposé plainte le samedi 1er août au commissariat de Nice pour violences conjugales et harcèlement. De toute évidence, le père n’acceptait pas cette séparation. Le matin du drame, il aurait ainsi compris que son épouse ne reviendrait plus au domicile conjugal. La procédure de divorce engagée par cette dernière a vraisemblablement précipité le passage à l’acte.

Le suspect doit donc comparaître jeudi matin devant le parquet de Nice. La justice ouvrira alors une information judiciaire pour assassinat. Le parquet a d’ores et déjà annoncé qu’il demandera le placement en détention provisoire. De son côté, une association d’aide aux victimes accompagne actuellement la famille de l’adolescent dans cette épreuve terrible.

Ce drame rappelle malheureusement le lien entre violences conjugales et violences intrafamiliales. En effet, la plainte déposée par la mère quelques jours avant le meurtre témoigne d’un climat de danger qui pesait déjà sur le foyer. De plus, les spécialistes soulignent régulièrement que la période de séparation représente le moment le plus dangereux dans les situations de violences conjugales. C’est pourquoi il est essentiel de réagir dès les premiers signaux d’alerte.

Si vous ou un proche êtes confronté à des violences conjugales, contactez le 3919, numéro national d’écoute et d’orientation. En cas de danger immédiat, appelez le 17.